ATELIERS PIERRE LAFON

Architecture - Landscape - Civil engineering

26.0
Pont esplanade sur réseau ferré d'Austerlitz
Bridge plaza on the rail network of Austerlitz
Date: 
2002
Site: 
Paris 14 / Bibliothèque de France
Client: 

SEMAPA 

Team: 

Marion Faunières : Architecte co-concepteur 

SOGREAH : B.E.T. structure

Il s’agit de l’urbanisation d’un nouveau quartier parisien bâti sur les surfaces conséquentes des réseaux ferrés d’Austerlitz, en prolongement de la rue Charcot qui débouche aujourd’hui sur les enceintes des voies. Par un ensemble d’actions qui concernent les premiers aménagements de la rue et de ses réseaux, la proposition initie les premiers gestes de la nouvelle ville. Le processus d’urbanisation, transformera progressivement le pont, en esplanade et enfin en avenue au fur et à mesure du recouvrement des voies par les quartiers d’habitation. La conception de l’ouvrage fonde ainsi les nouveaux quartiers, par une appropriation progressive du site ferroviaire, une anticipation des réseaux et une évolution des usages.

Paris Rive Gauche, l’entreprise-ville, SEMAPA, 2000.

«Soit un espace de liberté un peu insolite, dont l’évolution accompagnera celle de son environnement.»

AMC, n°111, novembre 2000, Luc Baboulet.

«Objets lestés : flottants à 20 m au-dessus des voies ferrées menant à la gare d’Austerlitz, le prolongement de la rue Charcot, dans le 13è arrondissement de Paris, tiendra plus de l’installation artistique que d’un simple pont. Destiné à préfigurer la couverture totale du faisceau ferroviaire (160 m de largeur) ; prévue à terme dans le projet dezac Seine Rive Gauche, le pont reliera l’actuelle rue Charcot à la Bibliothèque de France. Avant de se transformer en rue sur dalle lorsque la couverture, une fois réalisée, accueillera un nouveau quartier. […] Lire le site, écouter le lieu, capter ce qui s’en dégage c’était là l’objectif de la première phase, que l’architecte rennais, Pierre Lafon, lauréat, a rendu sous forme de petits poèmes réalistes. Il considère ce lieu en suspension, sans ancrage historique, comme un espace pionnier, à l’image d’une station polaire de l’Antarctique. Il propose ainsi d’installer une série d’objets à la fois autonomes et mobiles, multifonctionnels, exprimant les caractéristiques du lieu : entre équilibre et apesanteur, […] une nacelle en acier à usages variés (kiosque à musique, lanterne d’éclairage urbain, observatoire d’étoiles…) suspendue en porte-à-faux au-dessus des rails, une sorte d’échelle de transit d’avion constituant un belvédère et pouvant abriter un kiosque à journaux, un marchand de glaces, ou le stockage de chaise mobiles, deux mats émetteurs de lumière avec manche à air, des barrières d’entrainement pour le skate, une série de bancs flottant entre les grilles de protection du pont… Eléments de scénographie urbaine, ces objets seront, comme le dit Pierre Lafon, "au service du momentané, du présent et de l’instant". […] Ces "figures singulières" pourront s’organiser de façon variable et intégrer de nouveaux composants au fur et à mesure des évolutions de la rue.»