ATELIERS PIERRE LAFON

Architecture - Landscape - Civil engineering

50.0
La ligne de vie
The line of live
Date: 
2012
Site: 
Genève / Suisse
47°26'46,04"N / 9°31'53,36"E
Client: 

Ville de Genêve et communes de Bernex, Confignon; Onex, Lancy. Association Genêve Ville et Culture.

Team: 

Miquel Battle, Michèle Orliac, Hiromi Kashiwagi, 

 «LIGNE DE VIE» (site 3: LE STAND DE TIR)

 TEMPS PREMIER: LE PREMIER GESTE: 

«Le sillon et la flaque»

 

LE  SILLON EST LE PREMIER GESTE.

LES GRAINES NOURISSENT LA TERRE.

 

L’EAU FAIT SURFACE, REFRACTE DANS UNE FLAQUE

LA CÎME DES ARBRES

 

A l’ORIGINE DU SILLON, SOUS LES FLEURS BLANCHES

L’EAU DISPARAIT

RESONNE DANS UN HORIZON  VERTICAL

 

UN LÉGER BRUIT DE HARPE 

SONDE LES PROFONDEURS DE LA TERRE

 

 

TEMPS SECOND: UNE PETITE HETÉROTOPIE AGRO-URBAINE: 

«Le réservoir»

 

LA LIGNE GAGNE EN AMPLEUR, 

LA FLAQUE S’ÉTENDS, CHERCHE LE CIEL, INSCRIT LA CANOPÉE

 

PRES DU CHAMP DE TIR, LE MIROIR D’EAU DU RÉSERVOIR

EST LA CIBLE ZÉNITHALE

 

ELLE ACCUEILLE POUR UN INSTANT LE REFLET D’UN NUAGE 

ET LE MOUVEMENT DES FEUILLES, ELLE SE BROUILLE ET SE RIDE 

AUX ÉCLATS DE L’ORAGE, AUX ONDES DE PERCUSSION D’UN TIR, 

AU VOMBRISSEMENT DE L’AVION.

 

TEMPS PREMIER: «LE PREMIER GESTE» Le sillon, la flaque:  Alimentation en eau

 

Elle peut s’établir par simple gravitation et au regard du profil du sillon collecteur,  selon la topograpphie et une éventuelle connection aux fossés existants. 

 

En péridode  de sécheresse il est imaginable d’alimenter la flaque par par véhicule-citerne 500.l. ou encore par connection à une antenne d’arrosage ou à un  robinet de puisage 

situés à proximité ou dans les locaux du champs de tir.  Un répéarge approfondi de la topographie et du réseau hydraulique naturel et artificiel E.P. est de ce point 

de vue nécessaire, ainsi que la validation du dispositif par les servives techniques de la ville avant exécution. 

 

Nous attirons l’attention que cette première partie «évènementielle»  du projet doit rester très simple, comme le «premier coup de pelle «d’un chantier . . . où 

 «la pose de la première pierre» d’une construction. De ce point de vue, l’absence d’eau en cas de sécheresse n’est pas un problème pour le dispositif et n’efface pas la dimension mythogène de l’action qui consiste en la réalisation «d’un simple trait».  Concernant la chambre de résonnance, elle est alimentée par un goutte à goutte, et repésente une consommation d’eau extrêmement faible. Pour la réalisation du sillon, de la flaque et de la mini-citerne entérrée» l’outil envisagé à ce stade de l’étude est la mini-pelle.

 

 

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TEMPS SECOND: «UNE PETITE HÉTÉROTOPIE AGRO-URBAINE»: Le réservoir et son miroir d’eau:

(il s’agit de la dimension prospective de la proposition, elle ne nécessite à ce stade aucune infrastructure particulière, sinon la fourniture d’un panneau de chantier dont il faudra déterminer d’un commun accord le format)

 

Le dispositif proposé s’inscrit dans les problématiques à long terme de l’aménagement du territoire. 

C’est ainsi que l’action évènementielle «PREMIER TEMPS», le sillon et la flaque, est à considérer comme l’acte fondateur d’une vision élargie 

de l’aménagement du territoire au coeur des concepts singuliers et indissociables de «VILLE-CHAMPS» et de «FERME AGRO-URBAINE». 

 

Les deux conceptions nous sont apparues comme intimement liées, c’est pourquoi ce développement comporte une dimension prospective

 

Si la première action, nous familiarise par une figure emblématique «calligraphie tellurique» et «état de veille de la terre et du ciel», la seconde nous projette 

dans les perspectives de l’urbanisation futur et des nouveaux modes de gestions agraires.  Ici, les interractions dynamiques et phénoménologiques 

«VILLE et CHAMPS»  prennent une dimension fondatrice au regard de la gestion de l’eau et de la mise en place des réseaux hydrauliques à venir. 

 

Dans ce sens la représentation du projet de réservoir est l’ essence de la proposition «LIGNE(S) DE VIE(S)», dans ses temporalités passé présent et futur confondues. Le panneau de présentation du réservoir est positionné près du sillon fondateur. Assimilable à un panneau d’autorisation de construire fictif, il exprime les caractéristiques  de l’opération imaginable en matière de gestion hydraulique de la ville dans ses interractions entre Ville et  Champs . . . et Ferme agro-urbaine. 

 

Au delà de la magie du miroir d’eau et de ses phénomènes raffinés en matière de réverbération de la canopée et du ciel, le réservoir est l’espace 

où l’eau sécrétée par la ville réapparait dans ses dimensions technologiques, scientifiques et poétiques confondues.